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Oganes Edouard Dilanyan MD, PhD
Chirurgien-urologue-oncologue
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BLOGUE

Gonocoque

Dans les époques lointaines de son enfance, on dirait que le prince Dilanyan ne faisait pas partie de ce monde. Et à présent aussi... bien qu'il soit urologue, il n'a aucun rapport avec le métier. Alors, étant petit, il se laissait aller parfois par ce qui lui venait à l'esprit. Et lui, il pensait que comme nous vivons sur le corps de la Terre-mère, cette mère devrait normalement avoir quelqu'un qui serait le père. Laissons tout cela, on est partis dans la mauvaise direction, de nouveau. Bref, le petit Dilanyan croyait que cette Terre est un être très sale, car il y avait plusieurs autres êtres beaucoup plus petits qui étaient en train d'y vivre. Par exemple, les gens. Et le petit garçon pensait que c'était de cette saleté que ces petits gens-là provenaient. Et en ce qui concerne cette saleté, elle provenait des éléphants, des baleines et des tortues! Et voilà l’impression que laissait le zoo sale soviétique sur la psychologie de l’enfant…
Il y avait aussi une autre idée qui tourmentait notre héros: «Et si divers créatures se soient installées sur notre corps à nous, en cas où nous ne nous soyons pas lavés les mains? Et si l’on faisait leur connaissance?». Et il se mettait à imaginer des villes et des empires créés par Dieu, des guerres et des discussions, voire des bagarres stupides entre eux…
Et une fois, suite à inattention de la grand-mère, un bouquin intitulé «Guide illustré d’un vénérologue» est tombé dans les mains du petit garçon. Le manuel illustré traduit était remis par la Bibliothèque centrale à la tante du petit, sous sa propre responsabilité… Ne nous mettons pas à critiquer les «qualités» de l’Union Soviétique, mais on pourrait se limiter en disant que la lecture de ce bouquin a confirmé les hypothèses du garçon. La seule hypothèse qui n’y était pas confirmée, c’était la présence de l'intellect de ces petites bêtes vivant dans le corps des hommes: mais elle n’était pas exclue non plus! Et alors, dites-moi, s’il Vous plait, une armée de gonocoques mener une guerre rapide comme éclair, en déjetant ses cadavres par les orifices naturels du corps humaine, n'ayant même pas un dirigeant intellectuel? Jamais!
Et notre héros rêvait d'avoir l'occasion de rencontrer et de parler à ce célèbre général qui contaminait les gens de ces douleurs horribles, de fertilité. Pour mettre fin à cette espèces de créatures, il affectait leurs yeux, les membranes cérébrales, le cerveau même, voire cette chose étonnante, appelée abdomen…
Son rêve est partiellement réalisé: il a grandi et il est devenu urologue. Il a appris qu’il existe des milliers et des milliers de petites créatures qui vivent dans notre organisme… Il y a plus de ces petites bêtes dans l’organisme d’un homme qu’il existe d’hommes sur la planète…
La plupart d’entre elles, tout comme des laboureurs ou, encore, à des éleveurs de moutons, accomplissent leur bonne mission bienveillante. Certaines cachent en elles des idées méchantes qui leur viennent à l’esprit jusqu’à ce que la planète démontre sa force. Et certaines détestent la nature humaine tellement qu’elles s’avèrent prêtes à la détruire même s’ils doivent remettre en question leur vie… Ou, au moins, pour l’abîmer.
On voit parmi celles-dernières diverses espèces: bactéries, virus, spores les plus simples... Aujourd'hui Dilanyan, qui n'est plus un petit garçon, Vous présentera l'une d'elles, tout en n’ayant aucune prétention de mettre fin au sujet traité. L'objectif serait d'éclaircir tout simplement certains aspects.
Gonocoque.
Petite raison – grand péché.
Alors, allons-y. Commençons, comme d’habitude, par la fin. Calembours. Plus précisément, on va commencer par une partie située un peu plus haut où le héros de la première scène préfère habiter. Avez-Vous entendu parler de la méningite? C’est lorsqu’on a ces maux de tête horribles, de la fièvre, ensuite… Mais ne parlons pas des choses mauvaises. Qu’est-ce que Vous pensez, qui est le frère de méningocoque? Son frère jumeau. Vous avez bien raison: c’est le gonocoque! Il y a un frère qui mine dans la partie supérieure, et il y a l’autre qui lui vient en aide dans la partie inférieure.
90% de consanguinité génétique – ce n’est pas une blague. Ils sont presque des jumeaux. Pourquoi, dans notre enfance, avions-nous peur de l’enfant des voisins? C’est parce qu’il avait un frère qui venait de terminer son service militaire! Un frère fort et solide qui aurait certainement pu nous punir!
Et puis, il est très petit… Il se cache et il fomente des intrigues médiocres! Résultat – on a des yeux gonflés, des maux de ventre, voire les slips humides!!! Alors, c’est ce qu’un gonocoque pourrait faire.
C'est une infection qui, comme du café, pénètre dans l'un des organes les plus sensibles de l'homme afin de commencer de s'y reproduire. L'organe commence à appeler au secours et ce sont les neutrophiles qui viennent en aide: ce sont des cellules qui avalent tout ce qui est étranger à l'organisme. Et ils avalent pratiquement tous les gonocoques... Vous n'arrivez pas à l'imaginer, ce processus? Alors, je vais Vous l'expliquer. Imaginons qu'il y a 100.000 gonocoques qui pénètrent dans l'organe de l'homme le plus sensible, s'appelant «urètre». Parmi eux, la plupart, je le répète – la plus grande partie, sont des lâches qui ne sont capables à rien que faire venir des neutrophiles et de se multiplier. Et il y a parfois, parmi eux, certains qui sont en mesure de mener cette vie médiocre dans un neutrophile. En plus, Le temps que ces 10000 se multiplient, ils subissent une mutation, en créant ainsi quelques exemplaires forts. En ce moment, on a des neutrophiles qui arrivent vers l'urètre, se mettent à avaler insatiablement les gonocoques et meurent. On ne sait pas pourquoi, mais ce moment-ci coïncide avec celui de la première miction matinale, lorsque l'homme remarque une goutte verte là où elle n'aurait pas dû être: il a alors l'impression que quelqu'un lui avait bouché l'urètre avec de petits morceaux de verre, et que maintenant c'est ce verre qui est en train d'en sortir et... On commence là, à se souvenir vaguement d'une dame ressemblant à une certaine écrivaine, à une certaine animatrice radio qui disait: «Pas de capote? Ce n'est pas grave... Nous sommes des gens adultes... Nous avons quand-même confiance l'un en l'autre! Un rapport sexuel – ce n'est pas du tout horrible!”.
En effet, ce n'est pas cela qui est le plus horrible. C'est vrai que c'est peu attrayant, c'est vrai que ça fait mal... Et c'est en ce moment-là que les neutrophiles avalent les derniers gonocoques et tombent courageusement à cause de leur voracité même... Ce n'est qu'un nombre médiocre de ces petites bêtes qui restent vivant, et ce sont les plus intelligents et les chefs les plus puissants qui ont été capables de survivre. Et voilà c’est alors qu’ils se mettent à se multiplier impétueusement. Les nouveaux neutrophiles les avalent de nouveau, mais ils n’arrivent plus les digérer, car les microbes forts et résistants ont transmis à leur génération la capacité de résister aux liquides digestifs de leurs adversaires, c’est-à-dire, les neutrophiles d’un homme concret ayant des substances de bonne qualité et des microbes lyriques… Le matin, les douleurs deviennent plus difficiles à supporter… Et le pauvre malade va voir un médecin… Le médecin balance sa tête d’un air de reproche, examine le malade d’un petit bâtonnet, en faisant mal et en lui causant un sentiment d’inconfort, ensuite il examine l’échantillon sous microscope… Il fait ne petite piqûre et l’homme se réveille tout en bonne santé le troisième jour de sa visite! Un antibiotique puissant a tué tous les gonocoques, on a remporté une victoire et, s’il a eu de la chance, il n’y aura pas de cicatrice dans son urètre qui aboutissent à des strictures, c’est-à-dire à des rétrécissements de ce canal même…
Et s’il n’a pas eu de chance…
Alors, parmi les premiers gonocoques il n’y aura aucun leader, il y en aura 1 ou 2, faibles, qui ont perdu leur fonction d’appeler les adversaires, suite aux mutations qu’ils ont subies. Ainsi, ces gonocoques ne meurent pas, par contre, ils vont se cacher au fond de l’urètre et dans la prostate. Une certaine période après, compte tenu de le caractère macho de l’homme, il aura une fois un rapport sexuel avec une femme attirante, intelligente et propre comme du cristal. Comme d’habitude – sans préservatif: on est adultes quand-même! On a quand-même confiance l’un en l’autre! En plus, on s’est fait examiner tout récemment, tous les deux, et les médecins n’ont rien trouvé…
Et puis, après un mois de bonheur avec une jeune femme forte du côté moral et agréable dans tous les sens de ce mot et pour laquelle il aurait pu jurer qu’elle ne le tromperait jamais… un jour, l’homme va remarquer le matin une goutte vilaine épaisse de couleur jaune-verdâtre…
Comment? Pourquoi? Se serait-il tout passé au cours de ces 30 minutes, quand elle était allée voir une amie… Soit, tout s’est passé ce jour-là, lorsqu’elle avait dit qu’il y avait sa voiture qui était tombée en panne...
Mais non, calmez-Vous mon vieux. Elle ne l'a pas fait.
Ce sont Vos bactéries faibles qui y ont pénétré et qui se sont mis à se multiplier. Le processus a été lent, mais suite à des mutations subies au cours d’un mois, on a eu quand-même un leader fort qui a provoqué tous ces problèmes matinaux… Allez voir un médecin, et emmenez-y aussi Votre petite amie. Deux piqûres, et ça ira…
Mais tout ceci c’est lorsque Vous avez eu pas mal de chance. Par contre, si Vous n’avez pas eu de chance du tout, et cette saleté n’a rien provoqué chez personne, alors on a plusieurs variantes…
Par exemple, la fertilité. Chez les hommes, chez les femmes… D’habitude, toute inflammation chronique est accompagnée d’un processus adhérenciel. Et voilà – comme les tubes ovaires des femmes sont soudées ce qui, par conséquent, empêche l’ovule à bouger, en plus, l’ovule même ne veut plus bouger…
Chez les hommes, on dirait que c’est une prostatite non bactérienne, une vésiculite, ils ont les canaux éjaculateurs sont…
Donc, Vous comprenez.
On peut ne pas avoir de chance selon un autre mécanisme, beaucoup plus gênant. En ce qui concerne la grossesse et l’accouchement, la femme peut accoucher d’un enfant… Par contre, elle aura transmis ses gonocoques faibles à son enfant. Cela lui aurait surtout touché les yeux, oui. Je ne voudrais même pas en parler. Faites rechercher le mot blennorrhée sur Internet et regardez “les images”, mais je Vous conseillerais vivement de le faire avec un estomac vide.
Ce gonocoque méchant pourra emmener encore plus de malheurs, si l’on ne le découvre pas à temps et si l’on ne le tue pas correctement.
Et ce n’est que les médecins qui peuvent le tuer correctement. Ne me croyez-Vous pas? Suivez mes idées.
Alors, imaginons que l'homme se lève le matin et il voit cette hideur est plus laide que d'habitude elle l'était. Il se met devant l'ordinateur et il commence à chercher des renseignements sur ces symptômes. Il en trouve et il il devient content. En fouillant encore plus diverses pages Internet, il apprend le nom de l'antibiotique qu'il doit prendre afin de se débarrasser de tout cela. Pharmacie – antibiotique – c'est gagné! Tout est fini! Mais, notre pauvre héros ne sait pas que ce n'est pas par hasard qu'on étudie la médecine pendant 6 ans... Il n'est pas allé voir un médecin, soit il n'a pas pris le bon antibiotique, soit il n'a pas respecté les doses, soit, outre les gonocoques, il a une infection qui ne meurt pas par une seule piqûre, mais par contre – elle se cache... Par exemple, la chlamyde même, dont nous allons parler dans notre histoire suivante...
Conclusions. C'est-à-dire, l'épilogue.
Dans les époques lointaines, chers Messieurs, on traitait une blennorragie en mettant une bougie brûlant dans l'urètre. Mais de quelle anesthésie parlez-Vous? D'abord, il n'existait pas d'anesthésie, puis, on n'aurait pas le même effet moral avec une anesthésie!
A présent, ce n'est pas comme ça qu'on procède. Maintenant on tue le gonocoque aussi impitoyablement, mais d'une manière relativement plus simple. Et, ce qui est très important, on le tue à jamais, car c'est l'infection la plus perfide... Peut-être, est-elle la plus audacieuse des infections – elle se manifeste ouvertement, elle se bat noblement, elle reconnaît sa défaite et se retire entièrement... Et il existe de petites bêtes qui savent bien se cacher et frapper dans le dos...
Soyez en bonne santé, Mesdames et Messieurs, et soyez protégés contre cela!
Bien cordialement, Dilanyan O.E.

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Alors, on discute. On se lance dans une discussion sincère. Et l'on va parler sans ambages. C'est vrai que je ne sais même pas ce que c'est que de parler sans ambages. On va parler. On va traiter un sujet un peu inattendu, mais actuel et indispensable... Varicocèle.

Il y avait une fois un docteur, un chirurgien. Juif. Non, ne pensez pas que je parle de l'antisémitisme. Mais qui sait... Ce docteur était malinger et petit. Et l’on dirait qu’il était incapable d’effectuer une appendicectomie, c’est-à-dire, il n’arrivait pas à exciser cette apophyse qui ressemble autant à un ver. Il faisait une anesthésie horrible à son patient et effectuait une coupe comme lors d’une appendicectomie, mais… du côté gauche. S’il l’avait fait une seule fois, voire deux, ses collègues l’auraient compris. Comme on dit souvent, beaucoup de choses arrivent dans la médecine, même comme mon collègue Lomatchinski assure, on a vu trois testicules dans le scrotum. Il aurait pu arriver que cette apophyse se trouve dans la partie gauche…

- La nature est une idiote! –  a-t-il prononcé Dilanyan d’un ton sûr, en approchant le cendrier vers la rédactrice d’un journal populaire de réseau et, en lui jetant un regard triste, – Voilà, explique-moi, Tanya…
- Oganes… – même le portable entassé de cristaux de mode ne pouvait pas cacher l'accablement de Tatyana. – Tiens, comment pourrais-je t'expliquer...
- De quelque manière. Tu collabores avec de bons médecins talentueux. Tu as accès au corps de Dilanyan même. En plus, tu as droit de l'appeler à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit en hurlant qu'il a du retard avec son article. Et toi, tu n'as pas trouvé une petite minute pour lui raconter ton problème? – Les sourcils de Dilanyan sont montés en haut, les lèvres se sont tendues et il est devenu comme un enfant offensé. En réalité, il est devenu comme Dilanyan qui fait des grimaces, mais il ne faut surtout pas que Vous le lui disiez, d'accord? Il vaut mieux qu'il pense qu'il a une mimique très expressive. C’est vrai que les enfants ont parfois peur de lui, mais ce n’est pas grave.

Ce matin ce petit miracle m'a tendu les mains (j'aurais cru volontiers qu'un enfant de deux semaines pourrait tendre les mains de manière orientée) et a émis un nombre de sons ridicules. – Nous l'avons appelé Ivan! Et Votre nom aussi, si l'on le traduisait, il serait de même: Ivan? – Le père de l'enfant est heureux, il me tend prudemment cette enveloppe blanche avec un visage ridé et un nez presqu'invisible...
- Oui. Johan, Ivan, Oganes, John, Giovanni, Jean... – Je lui explique ému et je prends dans mes bras le résultat de mon travail. Et qu'est-ce que je vais en faire? Qu'est-ce qu'un docteur pourrait-il faire afin de ne pas paraître ridicule comme un lourdaud qui ne sait pas comment se comporter avec un enfant?

- Mon Dieu, est-ce que tu serais en train de me punir pour les péchés, pour ceux de mon père, de mon grand-père et de mon arrière-grand-père! – a-t-il dit Dilanyan – Prince de Goris, médecin-urologue par cumule. – Car il serait vraiment trop injuste de punir quelqu’un de cette manière, pour seulement ses péchés propres!
- Oganes, je suis, moi aussi, pas mal instruite et j'ai lu Hodja Nasreddin, – lui a-t-elle répondu la rédactrice d'une revue à la mode, en frappant des ongles sur le bureau, – Mais je ne pourrais jamais faire publier cet article!